♥ Njoy - John Louly

# Postato martedì 03 giugno 2008 13:13

Modificato giovedì 03 luglio 2008 09:06

----C'est vrai qu'on ne croit pas toujours les gens quand ils nous disent "je sais comment tu te sens" mais ce que je vis on ne le voit que dans les films, cet instant précis, personne ne le connait.Ce que j'essaye de dire, c'est que je sais ce que c'est quand on se sent si petit et si insignifiant qu'on en perd toute dignité humaine, et qu'on se met à souffrir quelque part loin de nous, dans un endroit où l'on ignorait l'existence.Quelque soit le nombre de fois ou l'on va chez le coiffeur, ou encore le nombre d'heure qu'on s'entraine, ou le nombre d'heure passées avec les copines. On continue à se mettre au lit tous les soirs en repassant chaque détails et en se demandant ce que l'on a mal fait ou si l'on a mal interprété les choses. Et qu'est ce qui nous a pris lors d'un bref instant de croire qu'on avait droit au bonheur ? Il y a des fois ou l'on arrive à se convaincre qu'il aura une révélation et qu'il viendra sonner à la porte...Et ensuite aussi longtemps que tout ça ai pu durer on part dans un pays lointain et on tombe sur des gens grâce à qui on sent qu'on vaut encore le coup, et les morceaux de ce qu'on était se remettent enfin en place, et toutes ces vieilles histoires, toutes les années de notre vie qu'on a gâché, finiront un jour par s'atténuer. Alors dis moi pourquoi j'ai besoin de ses paroles, de ses mots qui me font tant de bien ? Pourquoi ai je constamment l'impression d'être à côté des choses les plus belles ? Dois je me convaincre qu'un autre monde existe ? si différent si apaisant...? Cette sensation totalement étrange me frôle de temps à autre, et à chaque fois c'est pareil, je me sens protégée, sereine, apaisée, prête à affronter toutes les horreurs du quotidien. Parfois tu rencontres des gens mais tu ne sais pas encore qu'ils vont bouleversés ta vie et petit à petit, au fil des jours tu apprends à les connaitre davantage et là tu comprends que chaque instant que vous avez passés ou que vous passerez ensemble resteront gravés dans ta mémoire pour l'éternité. Parfois tu as aussi l'impression de ne pas être comme les autres ou plutôt que les autres ne sont pas comme toi...(?)...alors tu essais de te convaincre que c'est la vie qui est comme ça et que tu n'y peux rien, une sorte de fatalité en soit. "Je crois que je cherche une raison" oui mais il n'y a aucune raison trouver ! Je veux sans cesse me justifier de tout de tout le monde mais c'est inutile. Il faut que j'arrête de croire tout le monde sur parole...Je pense beaucoup à lui, je me pose sans doute trop de question mais après tout je n'y peux rien je suis comme ça. On m'a demandé un jour " Où allez vous ?" et aujourd'hui encore je n'ai pas de destination précise alors je me dis que je la vie est peut être courte mais que tant que je ne les auraient pas toutes épuisées je continuerai de marcher ! Un au revoir n'est pas toujours un adieu, c'est peut être un nouveau départ...On passe tous par des moments de doute, de colère, de bonheur mais ne passons nous pas à côté de l'essentiel ?
Ai-je vraiment vécu tout ça ? ou Ai-je encore rêvé ?

# Postato martedì 03 giugno 2008 15:25

Modificato domenica 29 giugno 2008 05:56

Lettre ouverte à Eva. (1)

__Ce matin, en regardant le soleil hissé haut dans le ciel, je pense à toi. Je pense à toi et à ce que tu pourrais être en train de faire. Je t'imagine, sourire au vent, fière silhouette caressée par les lames salées des rives sableuses. Je t'imagine, sur le seuil de ta porte, une tasse dans la main droite, les yeux fermés, les lèvres humides. Je t'imagine ombre scintillante dans les ruelles chaudes de la ville. Je pense à toi, qui mène ta vie, qui défie les nuits, sans moi, depuis ces longues années. Je pense à toi, malgré les océans et les jours qui nous séparent, malgré les montagnes et le souffle froid des nuits les plus lasses. Une image, parfois agite mon c½ur. Je pense à Murano, cette île aux milles couleurs. Cette terre d'ocre, farandole éclatante aux murs rouge flamboyant, aux volets vert émeraude ou jaune éclatant. Je pense à ces silhouettes élégantes, glissant sans bruit dans la lagune, tourbillon de secrets, de souvenirs, tourbillon de larmes et de promesses oubliées. Je pense aux sons rieurs, aux voix graves et chaudes, je pense à ces odeurs que l'on ne trouve nulle part ailleurs et au silence brûlant, séduisant et immuable de Venise. Ce matin, en regardant le soleil hissé haut dans le ciel, je pense à toi. Je pense à toi, à tout ce que tu ne sauras jamais, à tout ce que tu n'auras probablement pas l'occasion de me dire. Pourtant, il faut que tu saches, il faut que je te raconte. Laisse moi te raconter ce jour. Au moins celui là. Hier soir, en regardant le ciel, j'ai vu cette lune maussade,lessivée, englouti par les nuages d'encre où ne flottaient que quelques rares étoiles, pâles fantômes, timides lumières. J'ai senti cette pluie fine, cette pluie froide sur ma peau, je l'ai senti s'enrouler autour de mon corps, fière intruse aux courbes de ma nuque, aux creux de mes doigts. J'ai vu les feuilles ternies par le vent d'hiver, les branches fragiles à l'aube du printemps. j'ai vu cette mousse suintante sur l'écorce criblée d'entailles. En levant les yeux vers le ciel, j'ai senti gronder en moi la fièvre infernale de l'été passé, la chaleur étonnante, grandiose de ce début de mois d'août. Je sais que tu n'es pas ici, que tu n'es peut être même pas ailleurs et que tu ne liras jamais ces lignes. Mais laisse moi te raconter. Je me souviens de ses yeux, défiant le ciel, je me souviens de son regard rieur, surprenant, magnifique. Je me rappelle de ce vertige terrible, de cet arrêt du c½ur qui trébuche sous le poids de palpitations violentes, fantastiques, inconnues. Je me souviens de mon dos qui se dérobe, de mes pas qui s'éloignent, je me souviens de cet irrésistible élan de douleur, de plaisir, d'étourdissement éternel. Je me souviens de tout. Je veux que tu saches. Je veux que tu saches que je me souviens de cette vie qui grouillait, partout autour de nous, je veux que tu saches cet instant dérobé, défiant le temps, taisant la lassitude et la monotonie. Je veux que tu saches les cicatrices fardées de mes sourires d'automne, et ce c½ur acrobate, terrassé par la violence du plaisir, la douceur des regrets, et l'amertume terrible des remords. Ou que tu sois dans ce monde, je veux que tu saches. Je veux que tu saches ce jour. J'imagine ton front soucieux, tes doigts nerveux dans tes boucles d'or. J'imagine ce sourire coincé entre tes côtes, j'imagine tes larmes face à cet instant terrible d'amour.

Je n'oublierai jamais.

# Postato martedì 03 giugno 2008 15:30

Modificato domenica 29 giugno 2008 06:09


----Je déteste absolument les contes de fées des autres. Ils m'énervent à un tel point. Je dois être jalouse. Oui. Ce doit être cela. Je me demande souvent pourquoi cela ne m'arrive jamais, pourquoi dois-je toujours être spectatrice de ces scènes qui brisent mon coeur et qui le mettent en poussière. Mais vous savez quoi? Je dois sûrement être sado-maso car j'adore cela. Mon monde est devenu si triste. On n'y voit plus que de la brume et de la pluie en permanence. Mon sourire est menteur et ne fait plus plaisir mais ne dit-on pas que les gens tristes ont en les plus beaux? Non, ne croyez pas à ces bêtises de philosophe du mercredi. Voyez-vous le sourire que j'ai sur les lèvres, peut-être cache-t-il la douleur que j'ai sur le coeur. Personne ne le saura vu que je garderai le secret jusque dans ma tombe. Il faut s'y faire car le monde est devenu un immense tableau blanc, rempli de ratures, et d'idées noires. Et si l'on changeait tout cela en un seul coup de pinceau? Vous en dites quoi? Est-ce une bonne idée? Malheureusement, cela est impossible. Le monde ne changera pas de si tôt. La vie est débile, stupide, incompréhensive. Elle ne sera jamais autant bien que la télé, qui est devenue indipensable à notre existance, car on ne peut pas zapper les chaînes dès que l'envie nous vient. Vous êtes fatigués? Alors restez dans vos fauteuils à vous goinfrer de chips, de chocolat et de bière acheté après le boulot dans le supermarché miteux du coin. Restez chez vous. Cela ne vaut pas la peine de lever le petit doigt car vous vous fatiguerez à coup sûr, en plus, cela ne servirait à rien. La déprime c'est trop long à guérir...alors, on continu...on ne change rien à nos habitudes.

# Postato martedì 03 giugno 2008 16:20

Modificato martedì 24 giugno 2008 16:49

----J'ai souvent tendance à regarder en arrière et à regretter le temps d'avant. J'ai la mauvaise habitude de ressasser les souvenirs jusqu'à avoir la déprime bien blottie contre moi. Je pleurs seule. Je porte un attachement inconditionnel aux photographies, aux petits souvenirs futiles, aux moments anodins. Je les repasse en boucle dans ma tête, juste pour être certaine de ne jamais les oublier. Et chaque son, chaque odeur, chaque couleur provoquent un retour dans le passé. Je passe ma vie en arrière. J'oublie parfois de vivre l'instant présent. C'est peut-être pourquoi j'ai du mal à grandir et à changer. Une année est passée et pourtant, je me sens encore comme cette petite fille qui, il y a 366 jours, ne savait pas ce qu'elle voulait de la vie. Un peu perdu dans la blogosphère que je me suis crée, je joue un personnage fictif, déguisée ou travestie sous une plume tricheuse. Je ne suis pas moi mais celle que j'ai toujours voulu être, avalanche de mots surfaits et remaniés à l'infini. Jamais contente, je joue à tournoyer mon stylo à bille entre mes doigts et tapoter sur les quelques touches de mon clavier d'ordinateur, pour vous parler de ce que je sais le mieux faire, mentir. Dans le fond, que savez-vous exactement de moi? Rien. Vous pensez peut-être que nous sommes pareils, vous et moi, car vous arrivez à ressentir les émotions que je veux créer à travers mes belles phrases sans aucune profondeur. Eh bien non, ne prétendez surtout pas me comprendre. Je ne suis pas du tout cela. Je n'ai pas une belle vie, en fait, je n'ai rien du tout. Avec aucun talent en poche, je réussi ma vie en trichant. Je pense qu'on arrive à de telle conclusion lorsque l'on n'a plus rien à perdre. Ma vie est illusion de mes paroles et je crois bien que c'est la chose la plus triste qui pouvait m'arriver. Mais ne vous inquiétez surtout pas pour moi, je vais devoir me reprendre et faire face aux changements. Oublier le passé, commencer enfin à vivre dans le présent et penser au futur. Sans mentir. Sans jouer. Sans fuir. J'ai remarqué qu'il y a des êtres que l'on repousse sans cesse, un jour, inévitablement, ils arrêteront de revenir et étant donné que l'on les désire si ardemment que l'on va devoir périr, seul. Je n'ai plus envie de devoir dire "Je ne veux pas que tu reviennes, j'aurais juste voulu que tu restes." Moi, je ne veux pas cela. Non. Absolument pas. Dans la vie, plus les choses changent, plus elles restent les mêmes mais parfois, le changement a du bon. Le changement est tout. Alors changeons.

__Instant éphémère.

# Postato martedì 03 giugno 2008 16:23

Modificato martedì 24 giugno 2008 16:52